Complications thrombotiques

Complications thrombotiques Thrombophlébite périphérique Inflammation de la veine perfusée souvent associée à une thrombose locale, c’est une complication fréquente des abords veineux superficiels. La douleur locale, l’inflammation cutanée et sous-cutanée périveineuse, l’existence d’un cordon induré, permettent de la reconnaître aisément. Les facteurs favorisants sont d’ordre physicochimique. Ils sont représentés principalement par la localisation distale du point de ponction et de l’extrémité du matériel utilisé, le diamètre de ce dernier, sa nature irritante, ainsi que celle des liquides perfusés et des drogues injectées, enfin la durée de la perfusion au même endroit. Dans le cas de perfusions réalisées aux veines du membre inférieur, c’est la stase veineuse qui semble être le facteur prédominant de l'implant capillaire. Le traitement des thrombophlébites repose en premier lieu sur le retrait précoce du matériel d’abord veineux et la mise au repos de la veine, l’application de pommades contenant des agents anti-inflammatoires ou de pansements alcoolisés. La prévention repose sur la limitation de la durée des perfusions, le choix d’un matériel peu agressif, l’abstention d’administration de solutés veinotoxiques. Thrombose profonde sur cathéter Dans la plupart des cas, la symptomatologie initiale est fruste, le plus souvent limitée à un léger oedème du membre correspondant à l’axe veineux en cause ou à une fièvre inexpliquée, et sa fréquence est donc très vraisemblablement sous-estimée dans la plupart des publications. Plus tardivement, le diagnostic peut en revanche être évident si la thrombose est complète : douleur, oedème, gonflement du territoire situé en amont du thrombus, avec ou sans circulation collatérale superficielle.

Ailleurs, la palpation d’un cordon douloureux en amont du point d’entrée du cathéter dans la veine (jugulaire interne par exemple) signe la thrombose localisée. Dans tous les cas de suspicion clinique de thrombose sur cathéter, le diagnostic est confirmé par uneéchographie doppler associée à une phlébographie ou une angiographie numérisée qui, seules, permettent une évaluation précise de l’importance de la thrombose et de ses conséquences sur la circulation veineuse de retour qui, par ailleurs, sont indispensables si un traitement fibrinolytique est entrepris. La fréquence des thromboses sur cathéter varie entre 4 et 42 % [15, 20]. Aucun type de cathéter n’est exempt de ce risque. Cependant, certains matériaux (polyéthylène), certaines techniques (voie antébrachiale), certains territoires (cave inférieur), sont connus pour favoriser la survenue de thromboses. D’autres facteurs favorisants ont été décrits : cathéters laissés en « fausse route », à contre-courant ou dont l’extrémité n’est pas en position strictement centrale, certains antimitotiques, les mélanges nutritifs à forte osmolarité, la présence d’une masse tumorale intrathoracique. Le traitement d’une thrombose sur cathéter impose classiquement le retrait de celui-ci et la mise du patient sous anticoagulants à dose efficace, d’abord par l’héparine (héparine non fractionnée par voie veineuse ou héparine de bas poids moléculaire par voie sous-cutanée), ensuite, au bout de quelques jours et pour plusieurs mois, par les antivitamines K.